Combien de glucides par heure faut-il vraiment ingurgiter en course à pied ? Sur les réseaux sociaux, les coureurs élites et les ultra-traileurs alignent les chiffres : 100, 120 grammes par heure. Mais derrière cette mode se cache une vraie évolution scientifique – et beaucoup de marketing.
Pour démêler le vrai du faux, j’ai invité Louise Deldicque, physiologiste de l’exercice et de la nutrition sportive à l’UCLouvain. Elle vient de signer dans le magazine Zatopek une chronique passionnante sur l’histoire des glucides dans le sport d’endurance. Ancienne marathonienne et désormais triathlète, elle parle à la fois en chercheuse et en sportive.
Dans cet épisode, on remonte le fil. Pourquoi pendant des décennies on a buté sur le plafond des 60 grammes de glucides par heure ? Comment la combinaison glucose-fructose a tout changé ? À partir de quelle durée d’effort la dose grimpe à 90 puis 120 grammes ? Et surtout, comment le coureur amateur peut entraîner son intestin pour assimiler ces apports sans se ruiner les boyaux ?
On parle aussi des cas particuliers : la spécificité de la course à pied par rapport au vélo, les ajustements selon la météo, le cycle menstruel, le diabète. Et Louise révèle le chiffre qu’elle vise personnellement sur ses propres compétitions – tu vas peut-être respirer.
Que tu prépares ton prochain semi, ton premier marathon ou un ultra trail cet été, cet épisode te donne les bonnes bases pour progresser sans tomber dans le piège du « toujours plus ».